Projets en cours

Outre la préparation de la Journée Scientifique Africaine 2023 qui se tiendra le 28 octobre 2023 à l’Université de Rostock en Allemagne, nous travaillons actuellement sur deux projets :

  • La révision du régime fiscal des fonds transférés aux Familles en Afrique
  • L’abandon du principe de territorialité dans l’administration du crédit canadien pour aidant naturel.

Le crédit canadien pour aidant naturel (CCAN) est un crédit d’impôt non remboursable du fédéral qui vise « à reconnaître le fait que les personnes qui prennent soin d’un proche handicapé n’ont pas la même capacité de payer l’impôt que d’autres contribuables touchant un revenu semblable ».

Actuellement, notre organisation travaille âprement à la révision du régime fiscal des fonds transférés aux Familles en Afrique. Ce projet est mené conjointement avec la campagne pour l’abandon du principe de territorialité qui empêche les citoyens canadiens issus de l’immigration africaine de tirer avantage du crédit d’impôt pour aidant naturel. En effet, nous défendons l’idée selon laquelle un papa ou une maman demeure le papa ou la maman de son enfant, quel que soit son lieu de résidence. Que le papa d’un Africain soit malade en Afrique ou sur le sol canadien, nous militons pour que le statut d’aidant naturel lui soit reconnu, dès lors qu’une bonne partie de son salaire a été transférée pour les soins de ses parents, conformément aux exigences du Code Civil.

De toute évidence, les Africains de la diaspora sont avant tout victimes d’un dispositif réglementaire qui a été pensé dans un contexte historique où l’immigration était un phénomène marginal. Tel n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, la croissance économique et la prospérité des sociétés occidentales qui nous accueillent reposent essentiellement sur l’immigration. Sans la contribution des artisans et des experts issus de l’immigration, les sociétés de l’hémisphère nord seraient aux arrêts.

De ce fait, il est indispensable pour nous, citoyennes et citoyens issus de l’immigration africaine, de contribuer à l’amélioration de l’environnement réglementaire dans lequel nous vivons tout en participant au développement de nos sociétés d’origine. Ceci est possible par la proposition de solutions gagnantes aussi bien pour nos nouveaux États d’adoption que pour nos villes et villages d’Afrique, aujourd’hui en proie à une indescriptible pauvreté. L’amélioration de l’environnement réglementaire de nos sociétés d’accueil peut grandement contribuer à l’atteinte de ce double objectif. C’est ce noble combat que nous livrons, et votre contribution nous est indispensable.